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L’équipe répond à vos questions

Un « En direct » (live) s’est tenu ce lundi 28 février afin de répondre à toutes vos questions sur la constitution de la coopérative.
Notes prises par Stéphane G (que nous remercions !)

À 20h45, il y a 54 personnes connectées sur Zoom. Nous nous sommes tous retrouvés sur Facebook, Instagram et Twitter à la suite d’un piratage de la réunion.

Etat de la souscription :
Il manque encore de l’argent, mais on est déjà à 60 % de l’objectif visé.
Ils pensent qu’on va y arriver, la progression est excellente.
Pour l’instant il n’y a pas encore eu d’article dans la presse, bien qu’elle ait été sollicitée ; ni non plus de mécène qui aurait apporté un gros chèque…
Il y a des dons de 5 euros jusqu’à un bienfaiteur qui a donné 10.000 euros, mais le reste sont plutôt des petits dons. Beaucoup de gens ont donné 1000 euros par exemple.
Ils en sont en fait à 71.000 euros, ce qui est un peu plus de 60 % de ce dont il y a besoin.
C’est bien par rapport au délai de la souscription, qui continue encore à courir.

À quoi les fonds vont-ils être consacrés ?
Il faut récupérer une licence IV, qui pour l’instant est égarée.
Il y a des travaux à faire, notamment refaire le bar, que le propriétaire a cassé.
Et il faut faire un stock de départ.
L’idée c’est d’éviter de devoir faire un emprunt, même si ce serait a priori possible.
Et ensuite, quand ça aura démarré, l’activité s’auto-financera automatiquement.

Constitution de la société :
La décision définitive de créer la société sera prise dès que la souscription aura un peu avancé. La création aura lieu en 2 temps : d’abord avec quelques personnes, qui lanceront la société ; et ensuite avec toutes les personnes qui ont souscrit.
Ils espèrent avoir la société immatriculée au début du mois d’avril à peu près.

Questions :

– Est-ce qu’il y a un document qui présente le plan de financement ?
Il y a un document général, avec quelques statistiques. Il y a aussi un compte de résultat prévisionnel qui peut être envoyé sur demande.

– Quand se termine la souscription ?
Pour l’instant la date annoncée est le 15 mars, mais les gens pourront quand même continuer à verser de l’argent après la création de la coopérative puisque le capital de la société est variable.

– Les produits du Tango seront-ils équitables ou locaux ?
Il faudra tenir cette réflexion : il y aura une pompe à bière et pas seulement des bières en bouteilles, il faudra mieux organiser le recyclage des déchets… Il y aura une gamme plus attractive de boissons, avec un effort pour proposer davantage de boissons sans alcool attractives.

– Quelle date de réouverture ?
Pour l’instant elle n’est pas fixée. Ça ne veut pas dire qu’elle sera loin, mais ça ne sera certainement pas le 1er avril (annonce malicieuse que nous avions faite). Il est difficile de donner une date précise, parce qu’il y a des travaux à effectuer dans la salle, avant l’ouverture ; certains qui seront faits par le bailleur, et d’autres par le Tango 3.0. Une envie était d’ouvrir au mois de juin, mais sinon ce sera à la rentrée de septembre.

– Les statuts ?
Ils sont disponibles sur le site. C’est encore l’ancienne version. Il faut mettre en ligne la nouvelle version en écriture inclusive, écrite par Do, qu’on remercie vivement !

– Ce sera la même formule, avec des danses à deux en début de soirée.
Oui les danses à deux resteront présentes au Tango, c’est dans notre ADN ! Il y a des discussions en cours avec les associations de danse, elles sont entrées dans la coopérative : Laissez-nous danser, Rainbow Evidanse, Soir de bal…

– Quand les formulaires de souscription seront-ils finalisés ?
Ils seront envoyés par mail, et devront être renvoyés sous forme papier. Il y aura un échange de papiers pour tout ça, mais ça sera fait dès que la société sera constituée.

– Que va devenir La Boîte à Frissons ?
La Boite à Frissons, qui était la société d’Hervé LATAPIE qui organisait les soirées au Tango va probablement disparaître, parce qu’elle arrive à la fin de sa trésorerie après deux ans d’arrêt d’activité : il n’y a plus d’argent, et les réserves sont épuisées. Le propriétaire du Tango (société GAILHAC), après avoir bien vécu avec la clientèle de La Boîte à Frissons pendant plus de 20 ans, a rompu son contrat de partenariat pour vendre l’immeuble, sans verser aucune indemnisation.
La Boîte à Frissons à ce jour n’a plus aucun employé.

– Est-ce qu’il y a des pistes pour récupérer la licence IV ?
L’ancien propriétaire du Tango possède encore la licence 4, la Mairie ne l’a pas incluse dans la vente de l’immeuble. Il monte les enchères pour revendre à un prix inacceptable cette licence indispensable pour exploiter la discothèque.
Sinon Hervé a pensé à une boite sans alcool… Mais cela ne fait pas consensus dans l’équipe ;-
Si des personnes ont des contacts avec la préfecture de Paris, qu’ils contactent l’équipe, parce que c’est à ce niveau-là que cela se passe.

– Pour les statuts :
On ne peut plus les modifier. Le préambule est à comprendre comme le texte fondamental qui expose l’ADN de la société. Il y a différentes catégories d’associé·es. Il y a des organisateurs d’évènements, qui peuvent être des associations, et il y a des associations qui ont annoncé vouloir rejoindre le projet ou qui l’ont déjà fait : les associations de danse, les Popingays, Cinéffable, Beit Haverim, le CLGBT, etc.

– La chanson française ?
Ce n’est pas dans les statuts, mais il y a bien un projet culturel.

– Le graphiste ?
Jusque là c’était Narcisse Davim. Il a quitté la boite à Frissons. Il y a plusieurs personnes qui ont travaillé, et il y aura une nouvelle charte graphique. Ce qu’on est en train de construire ne sera pas exactement la même chose qu’avant.

– Le prix d’entrée ?
A priori, dans le plan, ils souhaiteraient ne pas changer le prix pour la discothèque du week-end.  Et ils souhaitent avoir une politique de prix raisonnable. Jusque là le prix était à 10 euros, et ils voudraient garder ce prix-là. En tous cas, il s’agit que ça reste accessible.

– Des nouvelles choses à tester ?
Oui, il y en aura ! Il y a un projet des soirées sans alcool, en partenariat avec des associations. Et un projet de bal des familles, de temps en temps le dimanche. Projet aussi de rouvrir des thés dansant l’après-midi. Projet de soirées culturelles, de talk-show.
Il y a eu une réunion la semaine dernière du comité de programmation ; et ces choses-là seront discutées régulièrement pendant l’année.

– Des spectacles ?
Bien sur qu’il y en aura ! Chant, danse, burlesque, théâtre, etc. On peut tout faire. Et il y aura une nouvelle scène, si tout va bien. Et le lieu permet une occupation 7 jours sur 7.

– Le week-end restera comme avant ?
Oui vendredi, samedi et veille de fêtes. On ne pourra pas programmer autre chose sur ces plages-là. Le dimanche après-midi, oui.
Les plages du week-end et veille de fêtes seront tenues par des salarié·es, et seront la partie la plus rentable.

– Têtu n’a pas relayé la campagne de souscription ?
Pas encore. Ils ont un rendez-vous la semaine prochaine. Il y aura plus d’informations du coup en fin de cette semaine.

– Différence entre donateur et souscripteur ?
Le don c’est un don, qu’on ne reverra jamais. L’entrée en capital, on peut la récupérer (et ça peut éventuellement donner des dividendes).

– Comment se fera la prise de décision dans la coopérative ?
Il y a des collèges électoraux, qui permettent d’équilibrer les pouvoirs. Les pouvoirs sont répartis. Les promoteurs et salarié·es ont 40 %. Les clients, organisateurs d’évènements et soutiens ont chacun 20 %. Ça devrait donner un certain équilibre des pouvoirs.

– Il va y avoir du recrutement de personnel ?
Oui, il y aura des recrutements. Il faudra des salarié·es pour le week-end, et pour la gestion. Hervé sera là au départ, mais il a hâte de prendre sa retraite.
Et il y aura la possibilité de mélanger du salariat et du bénévolat.

– Capacité du lieu ?
Elle ne va pas changer. Ça peut aller jusqu’à 300 personnes pour la discothèque, et 120 personnes pour les spectacles assis.

– L’option don est une possibilité ouverte pour les personnes qui veulent rester anonymes.
L’association loi 1901 Collectif Tango 3.0 va probablement se dissoudre à la création de la coopérative et reversera tous ses avoirs à la coopérative. Les personnes qui souhaitent soutenir le projet sans devenir associées peuvent donc effectuer un don au Collectif.

– Y’aura-t-il une politique de solidarité à l’entrée ?
Il pourra par exemple y avoir des entrées gratuites pour les demandeurs d’asile, par exemple. Quand les associations organiseront des évènements, elles pourront définir aussi leur politique de prix.

– Qu’est devenue l’équipe précédente de La Bo^pite à Frissons ?
Les deux personnes qui travaillaient avant le confinement, Gilles, le DJ, Narcisse Davim, a quitté la société, et Youssef également, à peu près au même moment. Ces deux personnes qui étaient là ne seront plus là, et ce sera une nouvelle équipe.
La Boite à Frissons posséde une importante collection de disques qui sera remise à la coopérative, donc la musique variée et originale sera toujours là, y compris avec des choses assez rares.
Jusque-là, le personnel était composé de deux équipes, les employés de La Boîte à Frissons et ceux et celles au bar et au vestiaire employées par les propriétaires du Tango. Désormais, toute l’équipe sera embauchée directement par la coopérative. Il n’y aura donc que des personnes qui seront tous·tes dans le même esprit. Ce sera une équipe complète, formée, avec que des personnes choisies.

– Les poteaux dans la salle seront-ils toujours là ?
Ils sont porteurs ! Ce n’est pas de la déco !

– La création en deux temps n’engendre-t-elle pas des différences entre les membres fondateurs ?
La seule différence est d’avoir son nom figurant dans les statuts. Ensuite il n’y aucune différence, chacun.e dispose d’une voix en assemblée générale, peut se présenter au CA…
On peut demander à faire partie du premier groupe (si on veut avoir son nom dans les statuts) ou dans le deuxième groupe (si on tient à ce qu’il n’y soit pas).
L’enjeu est surtout de simplifier les formalités administratives lors de la création de la société (difficile de faire des documents signés par 200 personnes !).

– Quelles formalités administratives pour les nouvelles personnes associées ?
Les gens qui ont déjà souscrit vont recevoir un mail explicatif, auquel il faudra répondre, pour la création rapide de la société. Il y aura un formulaire à remplir et à signer.

– Comment définir dans quelle catégorie on veut souscrire ?
Ça dépend de l’investissement qu’on veut mettre dans le Tango. Pas seulement financier, mais aussi en engagement dans la conduite du projet.

– Est-ce qu’on peut apparaitre sous un nom de scène ?
Pour les souscriptions, a priori non. 🙂

Sur le site, il y a une FAQ (Foire aux questions) qui répond à de nombreuses questions.

21h40 : fin de la réunion.